Les démêlés du Maire du Mée ... avec lui-même!

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Les démêlés du Maire du Mée ... avec lui-même!

Je vous ai décrit au cours de ces dernières semaines les démêlés du Maire avec la justice et avec la préfecture. En à peine deux mois, pas moins de quatre de ses décisions ont été remises en cause car illégales.

Suite à mes publications sur ce blog, un article est paru dans le journal « La République » de lundi dernier. Comme on pouvait le craindre, plutôt que de reconnaître ses erreurs, le Maire réagit en s’en prenant à notre groupe d’élus et en laissant entendre que la justice administrative a fait fausse route. Dans une attitude de déni, il essaie également de présenter la préfecture comme « un soutien » alors que cette dernière vient de l’obliger à reprendre ses délibérations:-)

Pourtant, en se replongeant dans les derniers mois de sa gestion, on constatera aisément qu’il n’a besoin ni de la justice, ni de la préfecture, ni de moi-même pour se prendre lui-même les pieds dans le tapis !

Trois exemples suffiront.

Le premier concerne l’achat d’un bâtiment par la commune. Le 29 avril, il fait voter par le conseil municipal l’achat d’un bâtiment pour y implanter la maison de santé. Patatras, lors du conseil municipal suivant, il doit reprendre la délibération et repousser la signature de l’acte de six mois. On apprend alors que celle-ci devait intervenir chez le notaire avant le 30 avril. La délibération intervenue le 29 avril tard dans la nuit était donc déjà caduque au moment où elle était votée! On découvre également qu’il avait fait voter la délibération alors que l’ensemble des documents nécessaires à la vente n’étaient pas prêts, notamment ceux du géomètre ! On peut imaginer alors la tête du notaire le 30 avril si le Maire s’est présenté devant lui avec un dossier aussi mal ficelé !

Le deuxième concerne les suites des jugements condamnant le Maire en 2012 et 2014. Condamné une première fois en 2012 pour méconnaissance du droit d’expression des élus à me verser 1500 euros, il s’était abstenu de régler cette dette pendant plus de deux ans ! A la suite du nouveau jugement intervenu le 6 juin 2014, le condamnant également à me verser 1500 euros, il m’informe par courrier que seul le premier jugement fera finalement l’objet d’un règlement puisque le second jugement va faire l’objet d’un appel. Ce courrier est à la fois contradictoire puisque le premier jugement fait aussi l’objet d’un appel mais aussi ignorant du droit car l’appel n’exonère en rien du paiement de ces dettes. Moins d’un mois plus tard, le Maire doit se rendre à l’évidence et me renvoie un courrier reconnaissant sa dette et attribuant son premier courrier à une « erreur ». Espérons que ce traitement bâclé m’est réservé car si tous les créanciers de la ville y avaient droit, il y aurait de quoi s’inquiéter !

Le troisième exemple concerne les ouvertures de classe à la rentrée. Le 4 juin, le Maire soumet au conseil municipal une demande de subventions au conseil général pour des travaux dans les écoles du Mée. 90% de ces travaux concernent l’« installation d’un bâtiment modulaire pour une ouverture de classe » dans trois écoles : Molière, Giono et Lapierre. Pourtant, suite à notre interpellation, nous découvrons que les ouvertures de classe prévues par le Rectorat à la rentrée ne concernent pas ces écoles ! Les travaux pour lesquels les subventions sont demandées sont donc sujets à caution. Aucune explication ne pourra nous être donnée au cours du conseil municipal sur ces incohérences. C’est d’autant plus dommage que si la commune ne fait pas les travaux pour lesquels la subvention a été demandée, elle se privera logiquement de subventions qui auraient permis d’autres travaux utiles dans les écoles.

Les faits sont nombreux. Ils démontrent une grande légèreté dans la gestion municipale. Surtout ils se multiplient sans la moindre remise en cause de la part du Maire en place. C’est bien cela le plus inquiétant.