1030!

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remise pétition pour défendre le bois de Bréviande1030, c’est le nombre de signatures que nous avons déposées lundi après-midi en Mairie de Melun dans le cadre de l’enquête publique actuellement en cours sur le SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile-de-France). Avec plusieurs élus du canton, nous avons présenté au commissaire-enquêteur les objectifs de cette pétition et démontré la mobilisation des habitants pour défendre leur environnement face aux projets des élu(e)s de Melun et de la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine (CAMVS).


Recueillies en trois semaines, les signatures continuent à arriver sur mon blog. Elles émanent bien sûr des cinq communes du canton mais également de certains habitants de Melun ou de Dammarie qui considèrent que le bois est aussi leur jardin. Je tiens à remercier ici toutes celles et tous ceux qui se sont mobilisés à nos côtés.


C’est à l’occasion du débat sur le SDRIF que les élus de Melun et de la CAMVS ont remis sur le tapis la question du contournement routier de Melun et réclamé deux franchissements de Seine en amont et en aval de la Seine.


Pourtant, le pont aval aurait des conséquences inquiétantes pour notre canton. Déjà en mars 2011, j’écrivais : « Je ne suis pas favorable à un pont aval qui serait construit entre Dammarie-Les-Lys et aboutirait à Boissettes et Boissise-La-Bertrand, avec pour conséquence d’aggraver la circulation dans nos communes et de menacer le Bois de Bréviande ».


Les informations dont nous disposons aujourd’hui, malgré le silence des élu(e)s de la CAMVS, n’ont fait que renforcer ces inquiétudes. Parmi les hypothèses étudiées figure en effet un tracé de pont entre Dammarie et Boissettes prolongé par un tunnel et une tranchée ouverte et un raccordement à l’ouest de la ZAC des Uselles. Les véhicules se déverseraient ensuite sur la RD 39 vers Boissise-la-Bertrand et le Mée, à moins que certains ne veuillent prolonger le tracé à travers le bois.


Parce que ces projets menacent plusieurs communes de notre canton, le conseiller général que je suis a décidé de prendre ses responsabilités et d’engager le débat.


Trop de questions restent en effet en suspens, qu’il s’agisse de l’impact de ces projets sur le trafic, sur la voirie, sur l’environnement ou sur les finances locales. Les déclarations de Bernard Gasnos, Président (divers droite) de l’Agglomération dans Le Parisien du 3 avril « Pour le financement, nous ferons appel à l’Etat, la Région, le Département, etc  Côté nature, il y a la forêt de Fontainebleau et 30% de l’Agglomération est faite d’espaces verts.» ne sont pas de nature à nous rassurer. Comment vouloir imposer de tels projets en restant aussi évasif sur les questions de financement et si peu respectueux de notre environnement?

 

 

Fidèles à nos engagements, notre mobilisation ne faiblira donc pas.