A l'école de la tolérance

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photomonument.JPGComme chaque année, j’ai participé dimanche 8 mai aux cérémonies des commémoration de la capitulation de l Allemagne nazie.


Pour la 1ère fois je le faisais en tant que conseiller général. Présent à Cesson et au Mée, j’étais représenté à Vert Saint Denis par Jeanine Dupriez, ma suppléante. Il est en effet impossible d’être présent aux trois cérémonies qui se déroulent presque simultanément.

Comme cela se fait dans de nombreux cantons, j’ai déposé une gerbe au monument aux morts de notre chef-lieu de canton, en l’occurrence Le Mée. J’avais également prévu, comme le fait le Maire de la commune, d’y prononcer une brève allocution. Pourtant, à ma grande surprise, je me suis vu interdire cette prise de parole par la municipalité, au motif qu’elle ne figurait pas dans le protocole validé par le Maire avant son départ!

 

Parce que ces cérémonies sont d’abord un lieu de recueillement, je n’ai pas souhaité créer d’incident. Mais je regrette que certains aient tant de mal à accepter  l’expression publique du conseiller général que se sont  démocratiquement choisis les électeurs de notre canton et de notre Ville. C’est encore plus regrettable le jour du 8 mai qui célèbre la victoire des valeurs républicaines.

 

 

Vous pourrez donc lire dans la page "projet de discours du 8 mai 2011" mon projet d’intervention et juger par vous mêmes s’il justifiait une telle interdiction.


En lisant mon intervention, vous comprendrez qu’à mes yeux, ces commémorations demeurent importantes. Comme le disait George Sand "l’oubli est le vrai linceul des morts."


Ce respect pour notre histoire et pour nos valeurs républicaines, je le dois probablement à mon histoire personnelle. Enfant, j’accompagnais régulièrement mon grand-père maternel, ancien prisonnier de guerre et président d’une association départementale d’anciens combattants, aux cérémonies du 8 mai et du 11 novembre. Jeune adolescent, je demeure marqué par la visite d’Oradour-sur-Glane avec mes grands-parents paternels. Entré dans l âge adulte, j ai visité Dachau et Buchenwald. Et jeune magistrat j’ai participé aux débuts de la commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations du fait des législations antisémites.


Exerçant aujourd’hui des responsabilités électives, je sais qu’il est de notre devoir de faire vivre la mémoire au moment ou certains prônent l’exclusion.


C est pour cela aussi que j avais participé mercredi 4 mai à la cérémonie de remises des prix du 50e concours départemental de la résistance au cours de laquelle une classe du collège Jean Vilar de Vert Saint Denis s est vu remettre le 1er prix au titre des devoirs collectifs et une lycéenne du Mée le 2e prix au titre des devoirs individuels.

Ceci me donne confiance pour qu’ensemble nous construisions une société plus tolérante.