Affluence, convivialité, espoir

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Voeux 2013

Jamais peut-être, nous n’avions été aussi nombreux pour notre traditionnelle cérémonie des vœux au Mée, mercredi soir à la Maison des Associations.

Mais au-delà du monde présent qui constitue pour nous un formidable encouragement pour l’avenir, c’est un état d’esprit chaleureux qui régnait parmi l’assistance. Ces vœux, ouverts à tous, sans distinction d’origine ni de quartier, se veulent en effet à l’image de la ville que nous aimons : simples et chaleureux. Sans petits fours ni champagne certes, mais avec les gâteaux confectionnés par celles et ceux qui croient en notre action.

Chaleureux et conviviaux, il portaient bien sûr un message : celui de rassembler les Méennes et les Méens pour une ville que nous voulons plus humaine. C’est d’ailleurs le sens de la citation de Vercors que nous avons retenue pour présenter nos vœux : « L’humanité n’est pas un état à subir. C’est une dignité à conquérir ».

Prononcés à quatre voix, ces vœux nous ont bien sûr permis de revenir sur l’année 2012 et sur les changements intervenus en France. Chacun le sait, nous y avons pris notre place, soucieux que notre pays retrouve sa sérénité après des années d’agitation incessante. A titre personnel, c’est aussi pour moi un honneur de pouvoir agir depuis mai dernier au plus haut niveau. Je sais que c’est également une fierté pour beaucoup de Méens de savoir que l’un des leurs travaille au côté du Premier ministre. Mais je n’oublie pas que c’est des Méens que je tire ma légitimité. Voilà pourquoi mon investissement ne faiblit pas dans notre ville ni dans notre canton.

Nous sommes bien sûr revenus sur la situation au Mée, avec le sentiment que, pour la municipalité, l’improvisation l’emporte trop souvent sur la conviction et l’opacité sur la transparence.

Les exemples se multiplient malheureusement. C’est l’incroyable feuilleton du transfert de la Mairie avec son lot régulier de surprises, Ce sont les contradictions du projet de rénovation urbaine dont nous avons appris qu’il ne serait pas achevé avant 2015/2016 et dont certains programmes, dont ceux liés au développement économique, ont été revus à la baisse. C’est la remise aux calendes grecques du projet de résidence étudiante à la Caravelle. C’est l’envol de la dette qu’il faudra bien rembourser un jour. Ce sont les tergiversations autour du marché que la municipalité avait supprimé et pour lequel il aura fallu attendre dix ans avant qu’il revienne allée de la gare. C’est le très haut débit qu’il faut encore attendre alors que des mesures sont prises dans des communes alentours comme Vert Saint Denis et Cesson. Ce sont les messages contradictoires sur la sécurité puisque la municipalité aura attendu le changement de Gouvernement pour demander un renfort des moyens de la part de l’Etat, comme si on avait découvert la situation fin 2012 !

C’est pourquoi nous voulons faire le pari du sérieux, de la compétence et de l’efficacité. Nous avons donc insisté sur plusieurs axes de notre projet :

-          la place du Mée au sein de notre Agglomération, puisque nous y occupons une place stratégique entre Melun et Sénart.

-       la nécessité de relais au plus haut niveau de l’Etat mais aussi d’une bonne coordination avec la Région, le Conseil général et notre député pour assurer le succès de nos initiatives.

-          l’obligation de sérieux de la gestion municipale pour que nos enfants ne paient pas demain les erreurs d’aujourd’hui.

-          la priorité au développement économique, aux commerces de proximité et à l’emploi, parents pauvres de notre commune aujourd’hui.

-          l’ambition de la jeunesse et d’investir dans l’école et l’environnement scolaire.

-          le développement durable et la sauvegarde du Bois de Bréviande, toujours menacé.

-       la sécurité en agissant sur les deux leviers que sont la police de proximité et la prévention ...


Ces orientations et beaucoup d’autres, nous ne pourrons les mettre en œuvre qu’en tissant un lien de confiance avec les habitants et en nous appuyant sur la richesse de nos associations. Car comme l’a souligné notre collègue Laëtitia Cadet : « Je suis convaincue que l’avenir du Mée réside dans la parole que prendront les associations et le soutien naturel qu’une commune peut apporter aux envies des habitants. Je me suis engagée au Mée car c’est une ville où j’ai grandi depuis près de 20 ans. Aujourd’hui son potentiel humain ne me semble pas suffisamment reconnu. »

C’était là aussi l’ambition de nos vœux : apporter chaleur, convivialité et espoir aux Méens qui comprennent que l’année qui s’ouvre sera décisive pour préparer l’avenir.