La fuite en avant?

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photostadefootLors du conseil municipal du 15 décembre, le Maire du Mée-sur-Seine a décidé de creuser la dette de la commune en décidant un nouveau recours à l’emprunt de 1,2 million d’euros.

Le rapport de la Chambre régionale des comptes paru en septembre avait pourtant souligné la « spirale de la dette difficilement supportable» qui guette notre commune.

 

Cette augmentation de la dette n’est d’ailleurs probablement qu’une première étape puisque lors de ce même conseil municipal, le Maire a fait adopter une dépense de plus de 5 millions d’euros pour le remplacement de deux terrains de foot.

 

Il y a seulement six mois pourtant seul le déménagement d’un seul terrain de foot était prévu pour un coût alors évalué à 1,6 million d’euros.

 

Alors que le plan de financement du nouveau projet n’a pas été communiqué, qu’aucune concertation des habitants n’a eu lieu usr le projet global ni même de présentation de ce dernier au conseil municipal, le coût initial du projet a donc été multiplié par plus de trois en quelques mois.

 

La situation financière de la commune, déjà fortement impactée par le coût du transfert de la Mairie évalué à environ 3,5 millions d’euros, n’autorise pourtant pas une fuite en avant. Il faudra bien payer à un moment la dette ainsi accumulée.

 

Implantés aujourd’hui au cœur de la Ville au sein d’un quartier (Fenez) conçu pour accueillir équipements sportifs et culturels (on y trouve en particulier la piscine, les tennis, des gymnases, la MJC, le club de l’amitié…), ils vont être déplacés en périphérie de la Ville dans le parc Pozoblanco.

 

Chacun comprend que l’amélioration du confort pour les sportifs risque de ne pas être à la hauteur des sommes dépensées. Pourquoi en effet avoir voulu à tout prix déplacer les terrains existants, solution particulièrement coûteuse, qui présente en outre l’inconvénient de les rendre moins accessibles qu’aujourd’hui à de nombreux Méens ?

 

Cette décision aura en de lourdes conséquences sur la physionomie du Mée. Après avoir décidé de remplacer le premier terrain de foot par une centaine de logements, on peut s'interroger sur le devenir à moyen terme des espaces libérés sur le second terrain.

 

En effet, si le Maire prétend aujourd’hui que ce deuxième terrain doit accueillir un forage de géothermie, force est de constater qu’une fois les travaux de forage terminés, soit quelques mois, seuls 2 000 des 10 000 m2 du terrain de foot seront nécessaires au forage. Que deviendront donc à terme les 8 000 autres m² de terrain ainsi libérés dans le quartier Fenez ?

 

Et comment comprendre que la Mairie n’ait jamais évoqué ni le déplacement du 2e terrain de foot ni le projet de forage lors du débat sur le PLU (plan local d’urbanisme) qui s’est achevé le 28 avril 2011 ? C’est d’autant plus incompréhensible que l’entreprise n’a pas attendu 2011 pour réfléchir à ce dossier.

 

Absence de concertation, opacité des décisions, fuite en avant dans la dette … Combien de temps cela peut-il encore durer?