PLU: l'avenir des bois toujours en question

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bois de l'étrierDepuis plusieurs mois, nous réclamons une totale transparence sur le dossier du Plan local d'Urbanisme (PLU) et défendons la préservation de tous nos espaces boisés.

 

Pourtant, à l'issue du conseil municipal du 1er juillet, notamment consacré au PLU, des questions demeurent. Vous trouverez ci-dessous trois problématiques que nous avons souhaité aborder lors de ce conseil municipal.

 

 

1. Pourquoi le conseil municipal a-t-il dû approuver un dossier aussi important alors qu'il ne lui avait pas été communiqué dans sa totalité en amont?

  • Nous avons regretté que ni le bilan de la concertation publique ni le projet de PLU n'aient été adressés aux conseillers municipaux avant le conseil municipal pourtant censé les approuver. 
  • Nous avons rappelé que cette question de transparence dépassait les enjeux politiques: comment les conseillers municipaux de la majorité comme de l'opposition peuvent-ils exercer de façon responsable la mission pour laquelle ils ont été élus si les dossiers ne leur sont pas transmis en toute transparence et dans leur intégralité avant les conseils municipaux?
  • Nous trouvons dommage que le Maire n'ait pas répondu favorablement à la demande formulée mardi 29 juin par notre collègue Jean-Pierre Poupard de nous communiquer les éléments manquants.
  • Nous estimons qu'en pratiquant ainsi, le conseil municipal n'a pas pu remplir pleinement son rôle sur un dossier de première importance et que le Maire a fragilisé juridiquement le projet de PLU.

 

2. Pourquoi maintenir un objectif de 625 nouveaux logements à construire?

  • Sur le fond, nous continuons à nous interroger sur l'hypothèse qui amène le Maire à vouloir densifier la commune en construisant 625 logements supplémentaires auxquels s'ajoutent les logements inscrits dans le projet de renouvellement urbain.
  • L'argument défendu par la municipalité selon lequel on assisterait à une baisse  continue de la population ne paraît pas justifié: les dernières données connues (chiffres de la population, effectifs des écoles,... ) montreraient à l'inverse un redressement de la population. Alors pourquoi maintenir cet objectif de 625 logements?

3. Pour nous, il s'agit de préserver l'intégralité de nos espaces boisés.

  • C'est pourtant l'hypothèse de construction de 625 logements qui avait conduit le Maire à envisager d'urbaniser à court terme plusieurs espaces boisés dont le bois de l'Etrier.
  • Face à notre détermination et à la mobilisation des habitants, notamment lors de la tréunion publique qui s'est tenue en mai, la municipalité a commencé à reculer: le Bois de l'Etrier et l'extrémité de la rue Chanteloup ne figureraient plus dans les zones à urbaniser à "court terme" mais dans les zones à urbaniser à moyen ou long terme.
  • Mais pourquoi la municipalité veut-elle maintenir l'objectif de construction de 625 logements dès lors qu'elle accepte de réduire le nombre de zones à urbaniser à court terme? N y a-t-il pas là une contradiction?
  • Pour notre part, nous sommes persuadés que les bois constituent la richesse de notre commune et le bien commun de ses habitants. Il s'agit d'un espace de respiration essentiel dans une ville très dense: ballades en forêt ou pique-niques permettent de retrouver un peu de calme dans une vie stressante.
  • Dans ces conditions, nous estimons qu'ils doivent tous demeurer inconstructibles à court comme à long terme. En desserrant le verrou juridique existant, la municipalité mettrait le doigt dans un dangereux engrenage avec le risque de voir nos espaces naturels peu à peu grignotés.
  • Nous avons donc demandé solennellement au conseil municipal de ne rien modifier à la protection juridique de ces espaces boisés. 

PS:

1. Malgré notre intervention, les élus de la majorité municipale ont décidé d'approuver le projet de PLU en l'état. 

2. Ce projet de PLU devra être soumis à enquête publique, vraisemblablement à l'automne. Le débat n'est donc pas clos.