La (très) grosse ficelle

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Quand la ficelle est trop grosse, on préfère parfois en rire.

 

C’est en tout cas la réaction qu’ont eue plusieurs lecteurs en découvrant un article me mettant en cause de façon pour le moins inélégante sur le blog du Maire.

Voici en effet un extrait d’un article  intitulé « Petit regard sur la politique » et publié sous la signature de Franck Vernin : « Mon souvenir le plus douloureux à ce propos aura été de savoir que ma mère pleura en 2008, lors des élections municipales, en écoutant les attaques particulièrement perfides que fit le leader de l’opposition locale dans un discours électoral. »

 

Je n’ignore pas qu’il est de plus en plus courant de mêler les registres affectif et politique pour tenter de semer la confusion. L’exemple nous en est malheureusement donné chaque jour au plus haut niveau de l’Etat.

 

Dans le cas présent, l’auteur de ces lignes n’a pas hésité à pousser le bouchon un peu loin. Passons sur cette première interrogation : quelle raison pouvait donc pousser une personne si proche de mon concurrent à venir écouter mon "discours électoral" ??? On notera surtout que le Maire me met en cause de façon très désobligeante (je suis tout simplement accusé d’avoir fait pleurer sa mère !), jouant sur le registre de l’affection que porte une mère à son fils. Mais il évite soigneusement d’apporter le moindre élément factuel (le registre de la raison) à l’appui de ses dires. Tout est suggéré mais aucun élément précis ne vient corroborer ses dires.

On le voit, la ficelle est grosse et prête à sourire (ou à pleurer).

 

Le débat d’idées doit-il ainsi céder à la facilité? Je ne le crois pas.

 

Nos concitoyens ont le droit d’être traités comme des adultes. Les sujets de débat dans notre Ville sont nombreux: situation financière de nos collectivités, aménagement de nos territoires, protection de notre environnement, renforcement du lien social. Cela nécessite une véritable confrontation d’idées. Pas des attaques à caractère personnel.