Le Conseil général, partenaire des emplois d'avenir

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Photo 264En décidant de soutenir la création de 150 « emplois d’avenir », dont 50 au sein même des services du conseil général, l’Assemblée Départementale lors de sa séance du 21 décembre dernier, a montré tout l’intérêt qu’elle porte à l’emploi des jeunes.

 

Le dispositif des « emplois d’avenir », lancé par le Gouvernement, prend tout son sens dans notre Département, l’un des plus jeunes de France. Après la signature par Jean-Marc Ayrault des conventions avec les principales associations d’employeurs concernés (collectivités locales, associations, grandes entreprises publiques…), c’est d’ailleurs en Seine-et-Marne que le Président de la République a signé les premiers contrats avec des jeunes, en novembre.

 

Au total, 150.000 emplois d’avenir devraient être créés en France, dont près de 1.800 en Seine-et-Marne, prioritairement en direction des jeunes les moins qualifiés et donc les plus éloignés de l’emploi. Ils sont en effet accessibles aux jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi (et jusqu’à 30 ans pour les jeunes en situation de handicap):

-          sans diplôme,

-          titulaires d’un CAP/BEP, en recherche d’emploi depuis au moins 6 mois sur les 12 derniers mois,

-          ou, à titre exceptionnel, sur la base d’une dérogation, pour les jeunes à bac+3 résidant en zone urbaine sensible (ZUS) ou en zone de revitalisation rurale (ZRR), et en recherche d’emploi depuis au moins 12 mois sur les 18 derniers mois.

 

Traduction de l’engagement gouvernemental, l’aide versée à l’employeur est calculée sur la base de 75% du SMIC pour les employeurs du secteur non marchand. En outre, l’objectif de qualification se caractérise par une obligation de formation pendant le temps de travail.

 

Le Conseil général n’a pas attendu les « emplois d’avenir » pour soutenir la création d’emplois. Nous soutenons par exemple déjà 1000 contrats uniques d’insertion (CUI) par an pour les allocataires du RSA et finançons 200 emplois tremplins au côté du Conseil régional.

 

En consacrant 300 000 euros dès 2013 et 600.000 euros en 2014 aux emplois d’avenir, en décidant d’accueillir 50  « emplois d’avenir » dans nos services  et en prenant notamment à notre compte 50% du reste à charge, soit entre 350 et 500 euros par mois selon le type d’employeurs pour 100 autres emplois, nous démontrons notre engagement pour l’empoi.

 

Si je suis intervenu lors de la séance du Conseil général, c’est aussi pour souligner l’intérêt de ce dispositif pour notre canton et une commune comme Le Mée. Notre commune et notamment le quartier des Courtilleraies a une population jeune. Elle souffre d’un taux de chômage important et d’un niveau de qualification insuffisant. En tenant compte de la fracture territoriale comme critère d’accès aux emplois d’avenir (notamment dans le cadre des dérogations pouvant être accordées aux jeunes issus de ZUS), ce projet peut être utile à notre territoire.

 

Dans le même esprit, j’ai appelé le Maire du Mée, lors du conseil municipal du 20 décembre, à pendre sa part au dispositif des « emplois d’avenir ». Même si je regrette qu’aucun objectif chiffré ne nous ait été communiqué et qu’aucune date ne nous ait été donnée, je ne peux que me réjouir que le Maire s’y soit finalement résolu.

 

Je m’en réjouis d’autant plus qu’il avait initialement contesté ce dispositif, se déclarant, je cite : « très interrogatif sur la méthode ».

 

Face aux difficultés rencontrées par nos concitoyens en matière d’emploi, je pense pour ma part qu’aucune piste ne doit être négligée.