Les jolies colonies de vacances ...

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Photo JP GuérinQui n'a jamais susurré ce refrain de Pierre Perret? Mais au Mée désormais, sur décision de la Mairie, il faudra le conjuguer au passé. En effet, le financement par la commune des colonies de vacances est brusquement stoppé après des années d'existence, privant ainsi des enfants méens d'une ouverture sur l'extérieur et d'une expérience de la vie collective.

 

Pourtant, arrivé à l'âge adulte, qui ne se rappelle ces moments de vacances si particuliers avec un peu de nostalgie? Moi-même, enfant dans les années 70, habitant la banlieue sud de Paris, je partais régulièrement en séjour collectif avec mon frère. C'est ainsi que nous sommes allés à la montagne, dans l'Ardèche ou à Noirmoutier. Je me rappelle en particulier un séjour en Normandie organisé par la Mairie alors que j'avais 14 ou 15 ans. J'y ai découvert le canoë-kayak et la varappe, expériences que je n'aurais peut-être jamais eues sans ces moments partagés.

 

Pour mon frère et moi, fils d'une mère enseignante qui nous élevait seule, notre père étant décédé dans notre petite enfance, c'était d'abord le temps des vacances et des découvertes comme ce séjour sous la tente à côté de Chamonix.. C'était aussi l'apprentissage de la vie collective avec ses moments de plaisir et parfois de confrontation. C'était enfin l'occasion d'un brassage social, si rare aujourd'hui dans une société de plus en plus compartimentée.

 

Chacun le sait, pour des parents même issus des classes moyennes, le prix de revient de ces séjours est souvent élevé (parfois plus de 500 euros par séjour). Sans prise en charge partielle par la commune, c'est donc rapidement plus de 1.500 euros qu'il faut débourser pour une famille de trois enfants.

 

Beaucoup de familles le voudraient bien mais ne peuvent se le permettre. Ce ne sont pourtant pas celles qui se désengagent de l'éducation de leurs enfants.

 

Car l'argent investi par la commune dans les collectivités locales présentait non seulement une utilité sociale, mais aussi un rôle de prévention. Permettre à des enfants de partir en vacances, c'est en effet également leur offrir d'autres perspectives que le désoeuvrement.