Mairie du Mée: l'improvisation permanente?

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Photo 085  Le Maire du Mée a convoqué un conseil municipal au beau milieu de l'été!

 

Quand on programme un conseil municipal au beau milieu de l’été, c’est rarement bon signe ! C’est ce qu’a prouvé le Maire du Mée le 25 juillet en profitant de la période estivale pour faire acter par le conseil municipal le déménagement vers le parc Pozzoblanco d’un 2e terrain de foot, aujourd’hui implanté en cœur de ville.

 

Lors du conseil municipal du 30 juin 2011, il s’était pourtant borné au déménagement d’un seul stade de foot aujourd’hui situé près de la piscine et qui sera remplacé par des logements. Que s’est-il passé entre le 30 juin et le 25 juillet qui ait justifié une telle précipitation qui légitime un second déménagement? Contre toute vraisemblance, le Maire avance deux arguments : 

  • le club de foot aurait considéré que le déplacement d’un seul stade de foot n’était pas suffisant. Le déménagement d’un seul stade de foot figure dans le Projet de Renouvellement Urbain signé en … 2008. Il se serait donc écoulé 3 ans pour que le Maire se rende à l’évidence ? Etonnant quand on sait que l’un de ses adjoints est également Président dudit club de foot.
  •  la CGCU (société de géothermie) voudrait implanter un puits de géothermie sur l’emplacement du 2e stade de foot alors que deux autres emplacements sont possibles. Comment expliquer que ce projet de géothermie n’ait jamais été présenté au conseil municipal ? Comment se fait-il que la Mairie ne l’ait jamais évoqué lors du débat sur le PLU (plan local d’urbanisme) qui s’est achevé le 28 avril ?  Comment ce projet est-il financé dès lors qu’il s’est vu refuser des financements européens ?

Dans ces conditions, nous avons du mal à croire qu’il y avait une soudaine urgence à faire voter, en plein mois de juillet, le déménagement du 2e stade de foot.

 

L’indigence du rapport soumis au vote des élus(sous couvert d’une demande de subventions) est d’ailleurs significative de l’improvisation permanente qui marque la gestion de la commune. Il ne comportait ainsi :

- aucun élément sur les caractéristiques du projet,

- aucun élément de coût,

- aucun plan de financement,

- aucune explication sur l’absence de crédits pour ce projet dans le budget 2011,

- aucun élément de calendrier,

- aucune indication sur la consultation des habitants.

 

Témoignant toujours d’une incompréhensible précipitation, le Maire en a même « oublié » de réunir les commissions municipales, notamment la commission « finances » dont la consultation est nécessaire lorsque la commune demande des subventions. Cet « oubli » met en cause la légalité de la délibération.

 

Enfermé dans ses certitudes, replié sur quelques élus, redoutant la consultation de la population depuis qu’il a été sévèrement battu aux élections cantonales, le Maire du Mée en est réduit à passer en force pour faire adopter des projets mal ficelés.

Les conditions dans lesquelles il s'était précipité pour acheter la nouvelle Mairie aurait pourtant dû lui servir d'expérience.

 

Alors que la commune du Mée rencontre d’importantes difficultés financières et supprime des services de proximité (colonies de vacances, illuminations de noël, réduction de 200.000 euros en deux ans des crédits de fonctionnement pour la scolarité…), elle va engloutir des millions d’euros dans un projet de déménagement de deux stades qui ne créera pas d’équipement supplémentaire et sans donner le coût de la facture définitive !

 

Refusant de cautionner une délibération inaboutie et manifestement irrégulière, nous avons donc quitté la séance du conseil municipal après que Nathalie Dauvergne-Jovin, élue de la liste menée par Jean-Pierre Guérin, conseiller général du Mée, eut expliqué notre décision.

Nous nous réservons la possibilité de déférer cette délibération au motif de son irrégularité.