Notre priorité: l'éducation

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école racineA l’initiative de la majorité départementale, le Conseil général a voté lundi 30 janvier une motion dénonçant les suppressions de postes dans l’éducation nationale et apportant son soutien aux divers mouvements de protestation organisés dans tout le pays par les acteurs de la communauté scolaire.

 

Comment rester insensible en effet alors que depuis plusieurs années maintenant, les orientations décidées par le gouvernement en matière éducative, et particulièrement dans notre département de Seine-et-Marne se traduisent par une dégradation du service public de l'éducation? Malheureusement, notre Département se distingue aujourd’hui par son dernier rang en termes de taux d’encadrement.

 

Notre canton et notre commune du Mée-sur-Seine ne sont malheureusement pas épargnés. Chacun se souvient de l’énergie qui avait été nécessaire à la rentrée pour sauver quatre classes menacées dans notre canton (voir article sur ce blog « Mobilisé pour les écoles de notre canton »). Chacun constate également combien les remplacements d’enseignants s’opèrent tardivement comme le montre la mobilisation des parents du collège Jean Vilar à Vert Saint Denis face aux périodes sans enseignement qui pénalisent les élèves dans certaines disciplines.

 

C’est ce même souci qui m’a poussé à intervenir, lors du débat que nous avons eu au conseil général, sur le devenir des RASED (Réseaux d’Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté) qui interviennent dans  les écoles des quartiers les plus en difficulté et auprès des élèves qui en ont particulièrement besoin. Plusieurs postes sont ainsi menacés dans la circonscription du Mée/Seine. Les maîtres concernés qui interviennent dans plusieurs écoles à la fois s’adressent soit aux enfants qui manifestent des difficultés persistantes dans les apprentissages fondamentaux, soit aux élèves qui présentent des troubles divers (repli sur soi, agressivité…). La disparition de plusieurs postes provoquerait des dégâts réels pour tous les élèves.

 

La préparation de la rentrée dans les collèges me préoccupe aussi. J’avais d’ailleurs pris l’initiative de rencontrer l’inspectrice d’académie en décembre dernier pour m’inquiéter du projet de suppression de la 3e DP6 au collège La Fontaine, classe qui s’adresse aux élèves les plus fragiles. Cette rencontre n’aura pas été inutile puisque, malgré le transfert de cette classe au lycée Léonard de Vinci à Melun, un partenariat sera maintenu avec le collège. Mais une telle solution ne peut pleinement nous satisfaire tant qu’elle ne s’accompagne pas de projets innovants en direction des établissements situés dans les quartiers qui en ont le plus besoin.

 

 

C’est en effet dans les moments les plus difficiles qu’il convient au contraire de mettre l’accent sur la prévention et l’intégration.

 

C'est pourquoi avec les moyens qui sont les siens, le Conseil général ne relâche pas ses efforts et a inscrit dans son budget 2012 de nombreux investissements : constructions ou rénovation totales ou partielles de collèges, subvention prévisionnelle de fonctionnement (SPF), développement des aménagements numériques : cette année encore, le Département restera le premier partenaire des collèges. J’en veux pour preuve l’aménagement numérique du collège Elsa Triolet durant l’été 2011 qui en fait un établissement pionnier en la matière. J’en veux également pour preuve l’inscription de plus de 8 millions d’euros au budget 2012 du conseil général pour engager la rénovation partielle du collège La Fontaine (nouvelle demi-pension…).

 

Mais, chacun le comprend bien, cela ne pourra porter ses fruits que si l’ensemble des acteurs se mobilisent en faveur de l’éducation. C’est aussi ce que nous attendons des prochaines élections présidentielles et législatives.