PLU: Notre combat pour protéger les bois continue

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* Ce projet de futur zonage du Mée, présenté lors d'une récente réunion de travail sur le PLU, fait apparaître 5 zones à urbaniser. Elles sont marquées d'une croix. Parmi elles, le bois de l'Etrier (le triangle à la droite de la zone N qui figure en haut du plan). Si ce projet voyait le jour, cet espace boisé, tout comme les autres zones à urbaniser, pourrait être remplacé par des logements.

 

 

Le débat qui s'est tenu jeudi 27 mai à la Mairie du Mée sur le projet de plan local d'urbanisme (PLU) aurait pu être l'occasion d'une réflexion utile sur la ville qu'élus et habitants appellent de leurs voeux. Le PLU,destiné à remplacer le plan d'occupation des sols, doit en effet permettre de définir pour les 15 ans à venir les règles d'urbanisme qui dessineront Le Mée de demain.

Pour nous, Le Mée doit donner la priorité à la qualité de vie


Nous défendons un projet de Ville qui soit un savant alliage entre logements, emplois, services de proximité, offre de loisirs. Bref, elle doit offrir une qualité de vie à ses habitants si elle veut être attractive. A l'heure du développement durable, elle doit également offrir logements et emplois de facon equilibrée pour limiter les déplacements et protéger ses zones naturelles.

 
Notre commune n'est pas depourvue d'atouts, au 1er rang desquels ses espaces verts qui sont un élément essentiel de son attractivité.
Elle souffre toutefois de faiblesses qu'il faut corriger:
- la faible présence d'entreprises et donc d'emplois aggravée par exemple par le départ de Nycomed remplacé par le futur hôtel de ville,
- une urbanisation rapide,
- des équipements vieillissants comme l'a noté l'audit financier en 2009.
Certains habitants présents ont également relevé les difficultés grandissantes de la vie quotidienne comme les problèmes de stationnement ou d'incivilité.

Le projet présenté par le Maire prévoit la construction de centaines de logements au détriment d'espaces boisés
  
Au-delà des erreurs que comportait le document préparé par le cabinet d'études, sélectionné à cet effet, comme la présence en plein village d'un centre commercial censé, d'après le cabinet, participer à l'animation du village: (il s'agissait en fait du château du mee situé sur la route de Boissise-le-Bertrand), c'est surtout l'incohérence du projet qui a sauté aux yeux des habitants présents.

Au risque de renouveler les erreurs du passé, le Maire part du principe qu'il faut densifier la commune en y accélérant la construction de logements: 625 d'ici 2020 et même près de 800 si on compte le projet de renouvellement urbain. Pour justifier cet objectif, il prétend que la population va baisser au cours des années à venir et qu'il faut la compenser en créant des logements en nombre. Il s'appuie pour cela notamment sur le recensement de la population de ... 1999!
 
Nos bois sont menacés sur la base d'hypothèses très fragiles
 
Depuis le mois de novembre, nous demandions sans succès l'actualisation de ces chiffres. Nous comprenons aujourd hui pourquoi aucune reponse ne nous était donnée. Les chiffres les plus récents communiqués jeudi soir invalident en effet les théories du Maire. Ils concordent tous: les  chiffres les plus récents qu'il s'agisse du nombre d'habitants, des effectifs des écoles ou du nombre d'électeurs inscrits sur les listes électorales montrent tous que la population se redresse légèrement et qu'il n y a donc aucune raison compréhensible à vouloir densifier l'habitant dans notre commune déjà très urbanisée..

 

Pourtant, le Maire du Mée a indiqué qu'il ne voulait pas revenir en arrière. Il s'apprête à rendre constructibles plusieurs terrains pourtant peu propices à l'urbanisation, qu'il s'agisse d'une parcelle située entre la voie ferrée et l'avenue de l'Europe (c'est à dire entre le bruit des voitures et celui des trains) , ou du bois de l'etrier derrière le Mas et qui est partie intégrante des Bois de Bréviande. 

Pour justifier son entêtement face à un auditoire très dubitatif, le Maire du Mée a tenté un changement de pied en prétendant que si finalement il n'y a pas necessite de construire, il n'autorisera pas à construire sur des terrains qu'il aura lui-meme rendu constructibles. Allez comprendre!

 

Nous demeurons mobilisés pour défendre une Ville attractive

 
Ce qui est certain, c'est que si le PLU est adopté avec de nouvelles zones à urbaniser en lieu et place d'espaces boisés, nous aurons perdu un outil juridique majeur nécessaire à la préservation de nos bois.
  
Pour notre part, nous sommes au contraire persuadés que nous ne développerons notre ville qu'en lui permettant d'être plus attractive et en ne la transformant pas en ville dortoir. Ceci passe notamment par la préservation indispensable de tous ses espaces verts. Ceci passe aussi par un développement de l'emploi qui a souffert du départ de plusieurs entreprises ces dernières années.
Prochaine étape: le conseil municipal de juillet auquel sera soumis le projet de PLU