Pour l'école, le changement c'est urgent!

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photo-rased-copie-1.JPG« Dans notre école, trois classes donc quand une collègue est absente, nous nous retrouvons avec 36 élèves par classe, en mater avec des locaux exigus (maximum 24 élèves assis en GS) »


« Pas de remplaçant du 22/11 au 16/12 pour la classe de CE1, répartis dans les 4 autres classes, puis dans les 3 autres lorsque la maîtresse de CM2 a été absente durant une semaine (4 jours scolaires) début décembre… Il paraît qu’il y a trop d’enseignants ? »


« Vendredi 20/01 matin, 3 enseignantes absentes sur 7 non remplacées, vendredi 20 après-midi, 4 enseignants sur 7 absents, non remplacés. Par ailleurs, ma demi-décharge, en congé-maladie depuis le jeudi 12/01 (congé qui risque de perdurer environ 2 mois), n’a pas encore de remplaçant fixe. Elle a été remplacée 2 jours depuis le début de son arrêt de travail ».


« Maternelle 4 classes. La personne qui effectuait un mi  temps  + la décharge de direction est arrêtée depuis décembre et ne reprendra pas (maternité). Elle n’a été remplacée qu’en pointillé jusqu’à aujourd’hui, plus du tout. Au passage, disparition de l’AVS… Résultat les élèves répartis 3 jours par semaine et des instits qui craquent. »


Voici quelques-uns des témoignages laissés ces derniers mois par des enseignants seine-et-marnais et qui ont été lus par la délégation de représentants d’enseignants et de parents seine-et-marnais, au sein de laquelle je représentais les élus départementaux, lorsque nous avons été reçus à l’inspection d’académie mercredi 11 avril.


Nous étions venus accompagnés de représentants issus de l’ensemble de la communauté éducative du département, dont des parents et des enseignants du Mée, mais aussi d’autres communes du canton comme Cesson. Car dans notre circonscription, la suppression de plus de 60 000 postes d’enseignants au niveau national, continue à produire ses effets délétères avec deux postes de RASED, dédiés aux élèves en difficulté, menacés d’être retirés de leurs écoles à la veille des vacances de Pâques. Au Mée, ils intervenaient notamment dans les écoles Racine, Molière et au Bréau.


J’ai décidé de me mobiliser au côté des parents et les ai accompagnés  dès mardi main à l’Inspection de l’Education Nationale. Nous y avons dit notre incompréhension face à des suppressions de dispositifs en pleine année scolaire alors que ce sont les élèves des quartiers les moins favorisés qui nécessitent un investissement particulièrement soutenu dans l’éducation.


L’explication donnée par l’éducation nationale est préoccupante. Les enseignants qui ont été retirés de nos écoles se voient en effet désormais affectés dans des classes dont les enseignants sont absents. Comme s’il fallait déshabiller Pierre pour habiller Paul et opposer les classes sans enseignant aux classes nécessitant un suivi particulier.


Non, décidément, ces choix conduisent à affaiblir l’école et pénalisent notre jeunesse.


Pour l’école aussi, le changement, c’est urgent !