Rénovation urbaine: de quoi faire réfléchir!

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photo immeuble détruit

Au Mée, la destruction de plusieurs immeubles a commencé.

 

 

 

 

    

 

Nous avons souvent souligné les limites d'une politique de rénovation urbaine qui se limite au bâti mais ne touche pas aux conditions de vie des habitants.

 

C'est pourquoi lj'ai porté une attrention toute particulière aux propos de Yazid Sabeg dans le journal "Le Monde" repris sous le titre: "Avec la rénovation urbaine, on refait du ghetto, mais en plus propre". Ils ont de quoi nous faire réfléchir au Mée, quand on sait que Yazid Sabeg est commissaire à l'égalité depuis décembre 2008 et président du comité d'évaluation et de suivi de l'Agence nationale de la rénovation urbaine "ANRU". En voici un extrait:

 

"Nous avons commis une erreur en pensant la rénovation urbaine à l'échelle du quartier alors que c'est au niveau des agglomérations et des intercommunalités, voire même des départements, que le sujet doit être traité. Il n'y a pas de solidarité intercommunale suffisante pour équilibrer la distribution des logements sociaux. C'est l'échec de la loi SRU. Il aurait aussi fallu que la rénovation urbaine soit un projet plus global, qui considère les transports et l'école et pas seulement le logement."

 

Ces propos sont à rapprocher des réflexions d'une professeure d'urbanisme , Maguy Bacqué,qui déclare dans le même journal à propos de la volonté de répondre à la crise des banlieues par la rénovation de l'habitat et l'amélioration du tissu urbain: "Cela n'a pas résolu les problèmes premiers qui sont d'abord ceux du chômage et de la précarité" tandis qu'un sociologue, Renaud Epstein, constate pour sa part que cette politique de la ville "ne résout pas les problèmes sociaux mais elle rassure les élus car tout le monde a l'impression "de faire quelque chose" avec des réalisations visibles".

 

Oui, de quoi nous faire réflechir au Mée...