"Un patrimoine familial"?

Publié le

permis de construire

Les avez vous vus? Au cours de l’été de nouveaux permis de construire ont été apposés sur l’ancienne Mairie rue de la Lyve et sur le centre de loisirs rue du Lavoir. Mentionnant un transfert à la SCI Jam, ils font figurer des surfaces différentes de celles indiquées sur les permis de construire attribués initialement à la SRPI Torcato Antunes.


Ces transferts, opérés dans la plus grande discrétion, n’avaient pas été évoqués lors du conseil municipal de juin dernier au cours duquel  le Maire avait choisi, avec sa majorité municipale, de prolonger la promesse de vente avec la SRPI Torcato Antunes.

Ce nouvel épisode dans l’histoire déjà tourmentée du transfert de la Mairie ajoute au sentiment d’opacité qui domine depuis l’origine.


Souvenons-nous:


  •  En mai 2009, le Maire soumet dans la précipitation au conseil municipal une délibération pour acheter des anciens laboratoires pharmaceutiques et les transformer en Mairie. Cette décision n’a été précédée d’aucune concertation.
  • L e coût de ce transfert est loin d’être modeste puisqu’il atteint, aménagements compris, environ 3,5 millions d’euros et justifie un emprunt élevé dont nous supportons depuis les intérêts. Sans même parler de cette découverte inquiétante : le bâtiment acheté  est énergivore et classé en « G » sur une échelle de A à I.
  • A   la fin de l’été 2011, le Maire annonce qu’il a trouvé un acquéreur pour l’ancienne Mairie et les bâtiments environnants : la SRPI Torcato Antunes. Nous découvrons pourtant au cours des semaines suivantes que cette société n’a jamais eu de chiffre d’affaires jusqu’en 2009 et a un capital social de 10000 euros seulement. Quant au montage financier retenu, il surprend : prix de vente de 2,7 millions € alors que l’estimation des domaines d’octobre 2010 atteignait 3,4 millions €, aucun dépôt au moment de la promesse de vente, seulement 700.000 euros à verser au moment de la vente définitive sur les 2,7 millions € dus.
  • L a promesse de vente devait aboutir le 15 mai 2012. Mais nous découvrons au conseil municipal de juin que le promoteur n’a pas été en capacité de tenir ses engagements. Les 700.000 euros dus par le promoteur n’ont donc pas été versés au 15 mai. Qu’à cela ne tienne, le Maire décide de reconduire la promesse de vente pour six mois supplémentaires !

 

-      En plein été, des panneaux apposés sur deux bâtiments annoncent le transfert de permis de construire à une nouvelle société … la SCI Jam. Renseignements pris sur le site www.societe.com: elle serait gérée, elle aussi, par M. Torcato Antunes et aurait un capital social de … 160 euros !


Difficile de ne pas être interrogatif face à un tel imbroglio qui dure depuis plus de trois ans. A la lecture du journal La République de lundi dernier, il n y a pas de quoi être rassuré.


On y lit notamment : « « Le capital est certes très faible mais son activité dépasse le capital social. Par ailleurs, ce n’est pas à nous de juger comment il répartit son argent. » s’énerve Franck Vernin ».


De son côté, le gérant des deux sociétés ajoute dans le même article : « J’ai prévu de faire construire des logements sur l’ancienne Mairie et sur le centre de loisirs. Des logements que je louerai. Il s’agit donc de se constituer un patrimoine familial. »


« Un patrimoine familial »?  Ce n’était pas pour moi le destin de notre maison commune !