Un piéton au Village

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Photo 002-copie-1J'ai voulu profiter de ce dimanche après-midi d'hiver pour aller me balader à pied jusqu'à Boissettes comme je le fais périodiquement. Les bords de Seine, et les maisons qui les entourent sur notre rive sont en effet un élément important de notre patrimoine naturel et culturel. Mais mal équipé pour affronter les chaussées glissantes, j'ai renoncé chemin des Praillons pour me contenter d'une promenade dans le Village.

 

Retour donc sur un circuit qui témoigne des transformations du quartier au cours de l’année écoulée. Rien de plus normal d’ailleurs que de voir la Ville s’adapter aux nécessaires mutations. Reste à savoir si cela répond à une réflexion d’ensemble et aux besoins du plus grand nombre.

 

Parti de mon domicile avenue des Courtilleraies, j'arrive au rond point orné d'une fontaine et de sa statue. Seule concession à l'esprit de Noël, plusieurs arbres sont recouverts de cadeaux. Malgré cet effort, la municipalité a renoncé, pour la deuxième année consécutive, aux illuminations.

 

Remonter la route de Boissise ensuite est ce dimanche un exercice périlleux. Le trottoir de gauche (en photo ci-dessus) est une véritable patinoire. En tournant à gauche rue du Pressoir, j'ai tout le loisir d'admirer les anciens "Laboratoires Nycomed" transformés en Hôtel de Ville. Chacun reconnaîtra que ce n’est pas le bâtiment le plus gracieux de notre commune. Mais voilà en tout cas un patrimoine pour lequel l'équipe municipale n'a pas lésiné sur la dépense: 3,5 millions d'euros investis dans un bâtiment démesuré et au bilan énergétique déplorable.

 

En poursuivant rue du Pressoir, je dépasse le chantier des 19 pavillons sociaux sur la droite. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre du projet de renouvellement urbain (PRU) a longtemps souffert d’un manque de concertation des riverains.

 

Après avoir tourné à droite rue Chapu, j'arrive rue Chanteloup. Je descends le long de la voie ferrée et je pousse jusqu'à l'ancienne Mairie. Le bâtiment et le Parc sont toujours là, comme  entrés en hibernation. Nous n’avons pas  d’information précise sur leur devenir. C’est pourquoi nous nous sommes battus pour la préservation du bâtiment et du parc en faisant adopter un vœu pour les protéger lors du conseil municipal d’octobre dernier.

 

Retour sur mes pas pour descendre vers la Seine. Arrivé sous le pont de chemin de fer, on perçoit très clairement que le niveau du fleuve est plus élevé que d’ordinaire et le débit plus fort.

 

J’emprunte le chemin qui relie désormais le quai des Tilleuls au Parc Chapu avant de rejoindre la rue Pipe Souris. Arrivé rue Aristide Briand que je connais bien, je passe devant le nouveau bâtiment de la MSA.

 

Les trottoirs sont particulièrement étroits en certains endroits jusqu’à la route de Boissise et difficilement accessibles aux personnes à mobilité réduite ou aux familles avec poussettes.

 

Plus qu’une obligation légale, la question de l’accessibilité est pourtant une obligation morale. Ce n’est certes pas un sujet facile en particulier dans des quartiers aux rues étroites. Mais il est de nature à structurer la conception que nous avons de l’aménagement urbain et du partage de l’espace public.

 

C’est en tout cas un beau chantier de réflexion et d'investissement pour nos collectivités