Un projet urbain doit d'abord être un projet humain!

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photocircéLes journaux locaux se sont fait l’écho cette semaine du mécontentement des habitants de la résidence du Circéau Mée face à la dégradation de leur environnement. Un habitant témoigne ainsi : « Il y a douze ans, c’était relativement agréable de vivre ici. Aujourd’hui, c’est devenu un enfer. ».

 

Cette dégradation, nous la constatons au quotidien puisque notre local se trouve au Circé. Mais ce qui est plus préoccupant, c’est que cette inquiétude se manifeste au moment même où cet ensemble immobilier d’environ 500 logements est au cœur du projet de rénovation urbaine du Mée. Comme si ce programme peinait à répondre aux réelles difficultés du quartier : la montée des incivilités, les petits trafics, la gangrène du chômage, les difficultés de la vie quotidienne...

 

Comment accepter en effet que telle cage d’escalier, pourtant refaite à neuf, soit parsemée de mégots, que la porte du bas ne soit pas fermée, que l’extérieur soit jonché de détritus, que l’ascenseur n’y fonctionne pas depuis plusieurs semaines ?

 

Pourtant, lors de sa construction, ce bâtiment était plein de promesses avec une certaine audace architecturale et la présence d’un lac en son cœur.

 

Au-delà des racines des difficultés, cette expérience nous démontre les limites du projet de rénovation urbaine dans notre commune, dès lors qu’il oublie trop souvent qu’une vie de quartier, c’est aussi le développement économique, l’accueil de nouvelles activités, le soutien à la vie associative, la lutte contre les incivilités, bref l’environnement humain !

 

Les dernières informations dont nous disposons, qu’il s’agisse du report à 2015/16 de la fin des travaux du projet de rénovation urbaine, de la diminution d’un tiers des surfaces d’activité dans ledit projet, du report aux calendes grecques du projet de résidence étudiante dans La Caravelle (à moins qu’il ne soit finalement remplacé par un foyer de jeunes travailleurs), ou du remplacement de policiers municipaux par des agents de surveillance de la voie publique aux pouvoirs très limités, montrent que la municipalité, quoiqu’elle en dise, n’agit pas vraiment en ce sens.

Il ne suffit pas en effet de présenter des projets sur papier glacé pour qu’ils deviennent réalité sur le terrain.

 

Pou réussir aujourd’hui, l’action municipale doit tenir compte des besoins de notre commune. Parmi eux, je n’en citerai que quelques uns.

-          Le développement économique et l’emploi. C’est pour cela par exemple que nous avons proposé il y a déjà deux mois que la commune adhère au dispositif des emplois d’avenir dont beaucoup sont destinés aux jeunes issus des quartiers en difficulté.

-          L’exigence de sécurité qui passe par une complémentarité entre les dispositifs de prévention, de police municipale et de police nationale.

-          La concertation et l’écoute des habitants, ce qui suppose aussi d’y encourager la vie associative et l’action de proximité. Pour cela les comités de quartier doivent se rénover pour devenir de véritables lieux d’expression des habitants.

 

Pour notre commune, pour le Circé, nous défendons le droit à l’égalité partout dans notre Ville.