Une question de valeurs

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Dans la nuit de mercredi à jeudi, les murs d'enceinte et l'une des façades de la synagogue Etz Haïm de Melun ont été couverts d'inscriptions antisémites. Ces actes ne doivent pas être pris à la légère. Bien au contraire, le fait que près de 70 ans après la Shoah, certains agissent ainsi, est particulièrement odieux! Et pour ma part, je ne peux oublier l'une des missions que j'ai exercées en tant que jeune magistrat, alors en poste au tribunal administratif de Melun,  auprès de la CIVS (Commission pour l'indemnisation des victimes de spoliations du fait des législations antisémites pendant l'Occupation)

  

Je suis également sensible aux propos de ce fidèle de la mosquée voisine, rapporté par Le Parisien de vendredi matin: "Aujourd'hui, c'est la synagogue, demain cela sera notre mosquée".

  

Car l'intolérance n'a pas de frontières. Et celles et ceux qui pensent que l'on peut opposer les communautés les unes aux autres se trompent lourdement. Chacun le constate en effet malheureusement: les inégalités progressent et sont souvent le terreau de la ségrégation, y compris dans notre Agglomération.

  

Il appartient aux responsables publics de permettre à toutes et à tous de vivre ensemble. C'est là le sens de notre pacte républicain réuni dans la devise "Liberté, Egalité, Fraternité" où chaque terme a son importance.

 

Pour la même raison, je suis un fervent défenseur de l'école républicaine qui sert de creuset à nos valeurs. Parce qu'elle réunit des enfants de toutes origines, elle constitue le meilleur apprentissage de la différence. Parce qu'elle forme ensemble des enfants, dont chacun est unique, elle leur transmet des valeurs communes.



école racine

 

 

C'est bien pour cela que nous faisons de l'investissement dans l'éducation et dans l'école l'une des priorités de notre action au Mée.