Vente de l'ancienne Mairie: de surprise en surprise!

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Photo 081Après avoir décidé de façon subite et sans concertation en mai 2009 de transférer notre Mairie dans d’anciens laboratoires pharmaceutiques, le Maire du Mée a profité du conseil municipal du 20 octobre pour faire voter la vente de notre ancienne Mairie et des bâtiments environnants à un promoteur privé.

 

De façon surprenante ce n’est pas la promesse de vente qui a été soumise au conseil municipal. Le Maire du Mée a en effet demandé au conseil municipal de l’autoriser à signer une promesse de vente … qui ne serait pas encore rédigée à ce jour!

 

Ceci ne peut que confirmer nos interrogations. Car comme chacun le sait, ce n’est pas la seule zone d’opacité dans ce dossier qui, il est vrai, en a accumulé beaucoup depuis mai 2009.

 

Nous avons ainsi découvert que la société de promotion immobilière retenue (la SRPI Torcato Antunes) était pour reprendre les termes mêmes du Maire « en sommeil ». Alors que le projet immobilier de transformation de l’ancienne Mairie et des bâtiments environnants en logements s’élève à plusieurs millions d’euros, cette société aurait seulement 10 000 euros de capital social et aurait eu un chiffre d’affaires nul jusqu’à fin 2009 d’après les chiffres publiés sur le site www.societe.com . C’est d’autant plus préoccupant que la fiabilité du promoteur retenu est un élément clé pour la réussite d’un tel projet.

 

Ce n’est pas tout. Nous avons appris jeudi soir seulement, et non sans difficulté, que les biens vendus avaient été évalués il y a juste un an à 3,4 millions d’euros. Or, ils ne seront vendus à ce promoteur privé que … 2,7 millions d’euros qui bénéficie ainsi d’un abattement de 20% sur l’évaluation d’octobre 2010.

 

Le promoteur privé auquel la municipalité vend notre patrimoine bénéficiera également d’un étalement du paiement. Toutes celles et tous ceux qui, un jour, ont eu à acheter un logement ou une maison le savent pourtant : habituellement, il est hors de question de disposer des clefs tant que la totalité du paiement n’est pas intervenue.

 

Et bien pour la société de M. Torcato Antunes, il en irait autrement :

-          rien ne lui serait demandé lors de la promesse de vente.

-          il ne paierait que 700 000 euros, soit environ 25% du prix total au moment de la signature de l’acte de vente.

-          le solde, soit 2 millions d’euros (près de 75% du prix total), pourrait attendre fin 2012 avant d’être réglé par le promoteur.

 

En d’autres termes, la municipalité donnerait les clefs des biens à cet acheteur alors même que 75% du prix n’aurait pas encore été réglé. Et pendant ce temps, nous continuerons à payer les intérêts sur le prêt qui a été contracté pour l’achat de la nouvelle Mairie !

 

Le montage retenu constitue-t-il la meilleure façon de défendre les intérêts de notre commune ? Chacun jugera.