Vente de l'ancienne Mairie: une histoire sans fin?

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Photo 081« M. Antunes a versé 350 000 euros au notaire quand l’acte de vente a été reporté de six mois. Le dossier avance sereinement. » Ces propos tenus par le Maire du Mée dans Le Parisien du 12 septembre dernier lui reviennent aujourd’hui en boomerang.

Non seulement le promoteur privé choisi par la Mairie n’avait pas payé 350 000 euros, mais en outre le Maire a dû reporter une nouvelle fois l’acte de vente de l’ancienne Mairie, cette fois jusqu’au … 28 juin 2013. C’est ce qu’a révélé le dernier conseil municipal jeudi 29 novembre.

Nul n’a oublié les différentes péripéties qui ont émaillé le dossier du transfert de la Mairie : décision d’acheter d’anciens laboratoires pharmaceutiques prise sans concertation en mai 2009, découverte du bilan énergétique inquiétant de ces laboratoires, endettement de la commune pour acheter ce bien…

Mais la vente de l’ancienne Mairie et des bâtiments environnants, censée équilibrer le coût d’achat des anciens Laboratoires, nous a révélé aussi son lot de surprises : choix d’un promoteur privé, la SRPI Torcato Antunes, peu doté financièrement, transfert de permis de construire en plein été à une société au capital encore plus faible mais elle aussi apparentée à M. Antunes, facilités de paiement accordées par la Mairie à ce promoteur privé, remise de 20% accordée au promoteur par rapport à l’évaluation du service des domaines faite en octobre 2010…

Beaucoup de Méennes et de Méens qui peinent à acheter leur logement et doivent s’endetter sur 20 à 30 ans apprécieront.

Quant aux vendeurs, il y a longtemps qu’ils se seraient méfiés d’un acheteur qui leur a déjà fait faux bond à deux reprises.

Mais au Mée, il en va autrement. Alors que la SRPI Torcato Antunes n’a respecté ni la première échéance de vente (le 15 mai) ni la seconde échéance (le 30 novembre), le Maire du Mée lui accorde une nouvelle chance. Comment ne pas être étonné quand on sait que ce promoteur privé a justifié cette acquisition par la volonté de se constituer, je cite, « un patrimoine familial » ?

Le Maire annonce, cette fois-ci, que des pénalités de retard pouvant atteindre environ 40000 euros seront perçues par la Mairie au 28 juin 2013, date de la nouvelle échéance de la promesse de vente. 40 000 euros mi 2013, c’est-à-dire 1,5% du prix de vente alors que la promesse de vente initiale a été votée en octobre 2011. Une aubaine quand on connaît les taux d’intérêt pratiqués par les banques.

Pendant ce temps, la commune continue à payer les intérêts sur l’emprunt contracté pour acheter la nouvelle Mairie.

« Le dossier avance sereinement » prétendait le Maire il y a encore moins de trois mois. Un propos qui jette le trouble quand on voit le résultat obtenu après une promesse de vente et deux prorogations de cette promesse en un an!

Pour notre part, nous considérons que le respect dû aux habitants, c’est aussi de leur dire la vérité.