Mieux connaître Jean-Pierre Guérin

5 questions à Jean-Pierre Guérin

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1. On dit que vous connaissez bien la Seine-et-Marne et Le Mée-sur-Seine?

 

Agé de 52 ans, voici plus de dix ans que je me suis mis au service de la Seine-et-Marne. Comme beaucoup de Seine-et-Marnais, c'est la vie, en particulier ma profession, qui m'a amené ici. Nommé magistrat au tribunal administratif de Melun de 1999 à 2001, j'ai ensuite eu l’opportunité de travailler au Conseil général de Seine-et-Marne, auprès de Vincent Eblé, entre 2004 et 2008.

J’ai successivement été élu conseiller municipal du Mée-sur-Seine en mars 2008 (où je siège dans l’opposition) et conseiller général du canton du Mée-sur-Seine (Boissettes, Boissise-la-Bertrand, Cesson, Le Mée-sur-Seine, Vert-Saint-Denis) de 2011 à 2015. Alors membre de la majorité départementale, j'occupais au conseil général la délégation à la vie associative et au soutien aux initiatives citoyennes. Je suis également conseiller communautaire de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine.

Le Mée et laSeine-et-Marne sont un choix pour moi. Nous avons la chance de vivre dans un département aux facettes multiples. Celui-ci réunit zones urbaines et territoires préservés, dynamisme économique et patrimoine historique, attractivité de l’Ile-de-France et patrimoine vert (dont les bois de notre canton et les bords de Seine).

J’apprécie notre territoire et suis très attaché à ses habitants. Nous avons des atouts formidables: notre situation entre Sénart et Melun, la richesse de notre environnement avec le bois de Bréviande et la Seine, la jeunesse des habitants, la richesse des initiatives citoyennes. Mais je vois aussi les risques qui le menacent. Nous avons besoin d'élus ayant une vision de leur territoire, déterminés à âgir en faveur d'un développement équilibré de notre Ville et de la Seine-et-Marne.

En tant qu’élu, je pratique le dialogue quotidien avec les habitants qui savent mon goût du terrain. Ma maîtrise des différents niveaux de responsabilité (commune, Département, Etat) m'a en outre permis d’appréhender tous les rouages de la décision publique. Cette connaissance, du terrain et des institutions sont de vrais atouts pour être un élu efficace. 
 

 

2. Où peut-on vous rencontrer au quotidien ?



J’habite Le Mée-sur-Seine depuis bientôt dix ans. Je vis dans une maison que j’ai achetée avenue des Courtilleraies, dans le quartier Croix Blanche. Cet achat m'engage pour de longues années.

Mais j’ai eu une vie avant Le Mée. Né à Nancy, j’ai passé mon enfance en région parisienne, à Antony puis à Fresnes. J’ai ensuite vécu à Paris, et trois ans à l’étranger. A chaque fois, je me suis engagé dans la vie locale. Au Mée-sur-Seine, je suis élu avec le souci d'accompagner au quotidien les habitants et de défendre leur cadre de vie.

Je vais régulièrement à leur rencontre dans les différents quartiers, mais je rencontre aussi beaucoup d’habitants des autres communes de notre canton (Cesson, Vert-Saint-Denis, Boissise-la-Bertrand, Boissettes, Savigny-le-Temple) et de l'Agglomération. Je me balade aussi régulièrement sur les bords de Seine jusqu’à Boissettes ou dans le bois de Bréviande. Et comme tout un chacun, je dois faire des courses et travailler. Il n’est donc pas rare de me rencontrer chez un commerçant ou dans un magasin du Mée et du canton.

En tant qu'ancien conseiller général et ancien président d'Act'art (l'association culturelle du Département), j'interviens également dans l'ensemble de la Seine-et-Marne et sillonne régulièrement ses 514 communes.

   


3. Certains de vos opposants vous accusent d'avoir fait l'ENA... 

 

Et bien oui ! Est-ce une tare ? Après 10 ans passés dans le monde de la musique, j'ai ressenti le besoin de m'impliquer davantage dans la vie sociale et de mieux comprendre les politiques publiques. J'ai alors fait le pari d'abandonner mon ancienne vie pour reprendre des études, sans aucune certitude de réussite, soit dit en passant.

En vérité, je ne dois ma situation qu'à mon travail ! Je ne suis pas l'héritier d’un patrimoine industriel. Je suis issu d’une famille d’instituteurs et d’enseignants qui m’ont transmis les valeurs de l’effort, de la solidarité, et le goût du travail bien fait.



 

4. Que faites-vous en dehors de votre engagement d'élu?
 

La vie locale est un investissement : préparation des dossiers, rencontres avec les habitants, manifestations locales. 

Mais pour moi, les fonctions d'élu local ou départemental ne sont pas un métier. C'est pourquoi j'ai toujours veillé à avoir une vie professionnelle intense. Mon engagement professionnel au sein du cabinet du Premier ministre entre mai 2012 et décembre 2013 fait bien sûr partie de ces moments. Il m'a permis d'agir au plus haut niveau de l'Etat tout en faisant connaître notre commune et notre canton. Ce fut pour moi un honneur et une fierté. Les compétences que j y ai acquises sont un atout pour les fonctions que j exerce au niveau local.

Je poursuis aujourd'hui mon activité professionnelle en tant que Contrôleur général économique et financier.

J'essaie enfin de voir souvent mes proches et de passer autant de temps que possible avec mon compagnon et avec mon fils de 8 ans, notamment les week-ends ou périodes de vacances qu'il passe avec moi. C'est le meilleur moyen de me ressourcer et de prendre du recul.

Nous formons une famille comme tant de familles recomposées dans notre pays. Tout simplement. Parce que je me méfie de la "pipolisation" de la vie publique, je souhaite aussi que notre vie privée soit respectée et préservée.

  

5. Pourquoi revendiquez-vous votre ancrage à gauche?

 

Quand on prétend à des responsabilités publiques, la moindre des choses est de ne pas cacher ses convictions. Si on ment là-dessus, cela signifie qu’on est prêt à mentir sur tout. Je refuse la résignation et crois que la liberté et la justice sociale sont indissociables.

Notre modèle social est fragile. Chacun voit bien que les services publics répondent à une exigence de cohésion sociale. Si je m'investis au service des collectivités locales, c'est parce que je sais qu'elles sont à même d'assurer un service public de proximité précieux pour les habitants, dont elles sont souvent le premier interlocuteur.

J’ai également la conviction qu’il faut mettre le paquet sur l’éducation, si on veut donner des perspectives à la jeunesse et donner à tous les moyens de réussir. C’est pour cela, entre autres, que je donne un coup de main, dès que je le peux, à titre bénévole, aux élèves du Lycée George Sand qui préparent Sciences Po.

Respecter la parole donnée, être transparent avec les habitants, ce sont des valeurs indispensables pour créer un lien de confiance. C'est la condition pour pouvoir rassembler largement.

C'est pourquoi de nombreux habitants me rejoignent bien au-delà des frontières habituelles de la Gauche.